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Que ce soit dans les classes ou dans les amphis surchargés, l’enseignement personnalisé est souvent une gageure. C’est là qu’entre en jeu l’Adaptive Learning, terme (et concept) récent, basé sur les data et des algorithmes complexes qui vont s’adapter au profil de l’apprenant.

Concrètement, l’idée est de prendre en compte non seulement le temps passé par l’apprenant, mais également son taux de rebond, son taux de clic, ses réponses aux différents quizz, et ses préférences d’apprentissage. En effet, certains seront plus réceptifs à des vidéos, d’autres à des synthèses, et d’autres encore à des exercices… Au final, chaque apprenant arrivera au même point, mais en empruntant différents parcours.

Avec ce système, chaque interaction de l’apprenant amène à un déroulement de la formation, préalablement prévu en amont.

L’apprenant n’est donc plus simplement passif dans son rapport à l’information, mais est désormais co-acteur. De cette façon le taux de décrochage (qu’il soit expliqué par un découragement face aux difficultés ou par la sensation d’ennui) est réduit.

 

En terme de production….

De par le travail considérable à élaborer (notamment dans la conception des ‘roadmap’, ou feuilles de route possibles pour chaque apprenant), l’Adaptive Learning est plus adapté à une session où le nombre d’apprenants serait limité.  Contrairement au ‘Rapid-Learning’, en multipliant les différents parcours, les coûts de production sont également multipliés.

 

Et à un concept nouveau, interrogations nouvelles…

La collection de données est toujours un élément qui pose question, avec en toile de fond, la possible utilisation et/ou commercialisation de ces données.

A cela s’ajoute la nécessité de re-penser intégralement la place de l’enseignant/formateur, qui, avec l’ ‘adaptive learning’ n’est plus le transmetteur principal de l’information.

 

Pour qui s’adresse t’il ?

Le secteur universitaire commence doucement à s’approprier le concept. En 2015, on estimait à seulement 5% le nombre d’universités américaines qui y recourraient afin de mettre en place un cours (et non un cursus complet). Figure de proue du secteur, Knewton, une entreprise new-yorkaise,  propose depuis 2008 une plateforme qui permet de créer des parcours interactifs et adaptés au profil de chaque apprenant.

En France, le concept progresse également lentement mais sûrement. Des sociétés comme Drillster, Domoscio proposent désormais cette approche; Domoscio ayant été testé en 2015 à l’Université Paris Descartes. Qui plus est, la même année, le groupe Hachette Livre a mis en place un partenariat entre ses maisons d’édition scolaire (Hachette Education, Hatier, Didier et Foucher) et la société new-yorkaise, partenariat qui est devenu effectif à la rentrée 2016.

Mais avant ce partenariat, d’autres sociétés avaient proposé des concepts approchants et innovants. La société Woonoz par exemple, créatrice du Projet Voltaire, fut la première à se positionner sur l’ancrage mémoriel®, technique dont “le but ultime est d’assurer la mémorisation rapide, durable, voire réflexe des informations désirées au service d’un résultat de formation « testable, attestable et certifiable ».

Il est donc fort probable que l’adaptive learning prenne prochainement une place de plus en plus importante dans le secteur du e-learning.

 

 

 

 


CeliaRamain

Jadis, Célia étudiait les grands auteurs. Puis elle a étudié le numérique et ses impacts sur l'audiovisuel. Après un passage dans une société de production et différentes expériences rédactionnelles, Célia s'attaque aujourd'hui au numérique et à ses impacts dans le domaine de la formation. Ajoutons à cela que Célia aime assez écrire à la 3ème personne.

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