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Souvenez-vous, il y a ‘quelques’ années, la phrase ‘Il était une fois…’ suffisait à éveiller votre attention, votre curiosité et votre imagination. Par la suite, votre rapport aux histoires s’est décuplé avec la lecture, le cinéma, les jeux vidéo etc.

 

Et si aujourd’hui le secteur du e-learning se tourne de plus en plus vers le storytelling, c’est parce qu’il est doté d’une puissante caractéristique: l’immersion. L’immersion permet l’empathie. Mis en situation, l’apprenant aura plus de facilité à mettre en pratique ses acquis et au final à être convaincu.

Quelle méthode aborder ?

Tout d’abord, avant de se lancer dans la création d’un scénario pédagogique, il est préférable de se poser quelques questions :

*Pour qui ? Si l’on veut que l’apprenant soit impliqué, il faut qu’il y ait une dimension mimétique entre lui et les personnages impliqués, et ce qu’il soit évident (simulation de tel ou tel secteur d’activité) ou plus subtil car reposant sur le phénomène d’empathie émotionnelle.

*Pourquoi ? Quels sont précisément les objectifs pédagogiques que l’on souhaite atteindre ? Construire une communauté (et donc un sentiment d’appartenance) ? / Acquérir de nouveaux savoir-faire ?/ Quelle émotion veut-on susciter ?

*Comment ? Préfère t’on passer par de l’animation, par l’utilisation de contenu rich-media ? Quelle que  soit  l’ option  choisie,  un univers graphique de qualité sera naturellement plus immersif.

Attention également à ne pas commettre l’erreur de surcharger l’apprenant d’informations inutiles qui pourraient le faire fuir. Ne perdez pas de vue que vous élaborez une formation avec des objectifs pédagogiques clairs et non un livre !

Le cas des ‘serious-game’:

C’est probablement un des cas les plus flagrants d’utilisation de storytelling dans le secteur de la formation à distance.

On peut dans un premier temps relever l’antinomie du concept. Comment un ‘jeu’ pourrait-il être sérieux, puisque le principe même du jeu est forcément synonyme de frivolité, (du moins en France) ?

Pourtant, un des points forts du jeu est de donner au joueur l’ impression d’agir dans un but plus grand que lui.  Il y a donc une dimension collective qui est on ne peut plus intéressante à exploiter pour les sociétés, que ce soit pour valoriser un esprit de communauté, ou un savoir-faire collectif.

Mais outre cette dimension interne, les serious game peuvent également aider les sociétés à viser une certaine transparence vis-à-vis de leurs clients (avérés ou potentiels). Par exemple, Orange avait lancé en 2013 Hellopolys, jeu à l’esthéthique très ‘SimCity’ qui permettait de mettre en place et ce, durablement, un réseau de télécommunications.

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Dans un prochain article, nous verrons quelles sont les possibilités futures de storytelling dans le domaine du e-learning. Stay tuned !