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Allégorie du blended learning.

Un mot que vous avez déjà probablement vu passer plus d’une fois si vous vous lancez dans le E-Learning. Précisément, que signifie ce terme ? A quoi renvoie t’il ?

Le Blended-Learning est un apprentissage mixte, c’est-à-dire qu’il va utiliser à la fois le présentiel et le digital learning (peu importe la forme qu’il prend, mobile learning, rapid learning etc.) 

 

Or, pour être synthétique voici ce qu’apporte le digital learning :

  • une autonomie de l’apprenant, en mesure de visualiser ses forces et faiblesses
  • des couts moindres en terme de déplacements
  • une formation objective et pourtant personnalisée
  • une certaine remise en question du statut du formateur, qui n’est plus l’unique représentation de l’autorité et de la transmission du savoir

Néanmoins et c’est malheureusement dans le lot :

  • une certaine réticence de la part des formateurs ou apprenants qui peuvent être déstabilisés par des outils / usages avec lesquels ils ne sont pas forcément très familiers
  • un sentiment de solitude et de découragement en cas de difficulté (surtout si la logique de ‘Social Learning‘ n’est pas assez poussée ou expliquée)
  • le spectre de la tricherie auquel on peut ajouter la question de la sécurité (tous vos apprenants ne seront pas forcément des modèles d’honnêteté, et un code d’accès peut après tout être transmis à une tierce personne)
  • tous vos apprenants n’auront pas forcément non plus le même accès à Internet

 

Quant au présentiel, il permet d’ancrer l’apprentissage dans un cadre physique bien précis. Également, il permet la résolution des difficultés rencontrées (et donc une perte de temps moindre).

En cumulant digital learning et présentiel, on accorde plus de souplesse et de flexibilité aux apprenants (puisque l’on s’adapte finalement aux habitudes de chacun) et surtout l’on double la collaboration par les pairs (avec les forums, les réseaux sociaux et en physique).

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Blended-Learning, allégorie 2.

 

En somme, le meilleur des deux mondes. Certes, sauf que cela soulève tout de même la question du temps accordé à la formation en digital learning. En effet, certaines sociétés auront du mal à admettre que le visionnage de vidéos ne sera pas du divertissement empiétant sur le temps de travail du salarié. De l’autre coté, si le visionnage se fait en dehors du temps de travail, certains syndicats peuvent grincer des dents.

 

Rome ne s’est pas faite en un jour et c’est à priori pour cette raison que le ‘blended-learning’ a le vent en poupe et qu’il est parti pour l’avoir encore pour quelque temps. Parce que même si au début des années 2000 on a pu constater un fort élan vers le ‘tout numérique’, il a bien fallu se rendre à l’évidence: cela ne marchait pas. Déjà parce que c’est présomptueux de penser que l’on peut passer d’un modèle de formation qui existe depuis des siècles à un modèle de formation que l’on expérimente chaque jour. Ensuite, il faut également prendre en compte le fait que toutes les sociétés, personnes, régions, pays ne sont pas tous au même niveau sur le plan numérique et digital. Il convient donc de s’adapter à leurs besoins et de correctement doser présentiel et digital learning.