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Noobelearning vous parlait il y a quelques temps des différentes techniques de narrations: le serious-game, la réalité virtuelle, et la réalité augmentée. Néanmoins, s’il s’agit d’ exemples qui ont le vent en poupe (assez en tout cas pour que de nouveaux termes comme l’Immersive Learning apparaissent), ce ne sont que des exemples possibles ! Dans cet article, nous allons vous parler d’un autre exemple: le ‘Scrollytelling’ .

 

Qu’est ce que le ‘Scrollytelling’ ?

Le Scrollytelling est un terme qui provient d’une contraction entre ‘storytelling’ et ‘scroll’, l’action de défilement ‘haut-bas’. Jusqu’à présent, c’est surtout le secteur du journalisme (secteur qui se doit lui aussi de mener une réflexion sur les nouveaux médias comme vecteur d’informations) qui s’est emparé de cette façon de narrer les histoires.

C’est d’ailleurs un célèbre média américain, ‘The New Yorker’ qui fait office de pionnier avec ‘Snow Fall: the avalanche at Tunnel Creek’ sorti en 2012. On peut également parler de ‘The Boat’, véritable chef-d’œuvre de scrollytelling (entre les effets sonores, les dessins à l’encre de chine, les effets du texte qui tangue pendant le récit de la tempête). En fait, le principal atout du scrollytelling, c’est d’incorporer tous les éléments multimédias (sons, textes, vidéos, infographies, photos ou dessins) de façon très fluide. A quoi doit on cette fluidité ? Eh bien à ce que l’on appelle les effets de parallaxe, c’est-à-dire que par l’action du scroll (donc de défilement de haut en bas) on fait arriver les différents éléments multimédia à des vitesses différentes, amenant une certaine profondeur.

C’est cette même fluidité qui rend la narration immersive et engageante.

Il pourrait donc être intéressant pour le secteur du E-Learning de voir comment l’inclure dans une formation, d’autant plus que le scroll est l’action ‘mobile’ par définition. On ‘défile’ de haut en bas continuellement sur les tablettes et téléphones, ce qui fait du scrollytelling un format on ne peut plus adapté pour le mobile, pour ne pas dire natif .

Par contre effectivement, il est nécessaire de bien comprendre qu’avec ce type de storytelling, on ne privilégie pas la concision (exit donc toute idée de ‘Rapid Learning’) mais au contraire, le temps de la lecture. (D’ailleurs, le journalisme pour expliciter cette idée à contre-courant du mouvement de consommation rapide de l’information, a inventé le terme de ‘slow journalism’).

Alors pourquoi choisir le scrollytelling comme format de narration ?

Tout d’abord parce cela peut vous distinguer (sur le fond et la forme) de vos concurrents. Le scrollytelling est encore peu utilisé, cela signifie que vous avez le champ libre. Mais attention, vous avez certes le champ libre mais il y a tout de même certains éléments à prendre en compte : il vous faut du contenu, (à défaut de pouvoir dire ‘beau’ puisque cet adjectif renvoie à une notion très subjective) qualitatif. J’insiste. Par exemple, une photo de basse qualité dans un scrollytelling, c’est niet.

Ensuite, autre avantage: il s’agit d’un format relativement récent (2012). Contrairement à d’autres formats (par exemple certains serious games ) il vieillit mieux.

Et puis surtout, il est engageant ! Parce qu’il n’est pas prévisible. Difficile en effet de prédire quels sont les éléments multimédias qui vont apparaître dans votre lecture et à quelle vitesse. Qui plus est, en terme d’expérience utilisateur, on est sur une approche très simple (sans clics mes amis, sans clics ! ) Alors si en plus on rajoute des contenus de qualité, l’expérience immersive pour votre apprenant devrait être on ne peut plus optimale !

Quelques outils pour créer son œuvre de scrollytelling :