Le terme de ‘Geolocation Learning’ est apparu dernièrement dans l’article de Solunea : ‘Digital Learning : quelles sont les tendances pour 2018 ?’ Encore un terme anglais, me direz-vous. Effectivement, c’est le lot commun des professionnels du numérique. Alors petite explication de ce que représente et englobe ce nouveau terme.

A la fin des années 90 apparaît le système de GPS, système qui a pris son essor avec la démocratisation des terminaux mobiles (tablettes, smartphones) et qui est devenu habituel chez les professionnels du marketing. Mais le secteur du marketing n’a pas pour autant vocation à être le seul secteur à s’appuyer sur le système de géolocalisation. Nous allons le voir, le secteur du digital Learning a également tout intérêt à se pencher sérieusement sur la question. Le geolocation Learning est en fait à la croisée des chemins entre le mobile Learning et l’adaptive Learning (puisque le parcours sera différent selon la localisation de l’apprenant) et peut en plus s’appuyer sur la réalité augmentée.

S’il est peut être un peu prématuré pour parler de réelle ‘tendance’, on ne peut nier la valeur pédagogique de cette approche qui est encore en phase d’expérimentation.

On peut imaginer par exemple une géolocalisation qui permettrait de varier les contenus des modules en s’adaptant aux différences linguistiques, culturelles ainsi qu’aux différents fuseaux horaires.

On peut également imaginer que la géolocalisation s’appuie sur la réalité augmentée. Dans ce cas-là, on se rapproche alors d’une logique de serious-game. Et dans le monde des  nouvelles écritures (dont fait partie les serious game), le concept de s’appuyer sur la géolocalisation pour transmettre un savoir, peut prendre plusieurs noms: locative documentary, situated documentary, ou encore augmented reality documentaries. (Vous suivez toujours ?)

Alors quels sont précisément les atouts de ce concept ? Tout d’abord, il est immersif. C’est à travers son environnement direct (qu’il découvre ou redécouvre sous un prisme particulier) que l’apprenant assimile de nouvelles notions. Dans son article ‘ Transmedia Futures : Situated Documentary‘ Gary Hayes explique que ‘The ability to recreate historical events, see the world as it was and live temporarily in the past is now becoming a major force in AR, falling somewhere between my Entertainment and Experiental Education models.‘ Qui plus est avec ce modèle,  l’apprenant qui est donc mis en situation, a un rôle défini à jouer dans son apprentissage. On peut donc qualifier l’approche de ludique. C’est d’ailleurs cette idée que Sandra Gaudenzi démontre dans son article ‘When documentary space becomes a whole city‘  : ‘the major contributions of locative media is the shift from authorial space to physical space. A locative narrative is not to be listened, it is to be experienced.” En France on peut citer quelques exemples comme Voyages en résistances ou encore  Cinemacity développé en 2013 par ARTE.

 

Dans sa thèse ‘Using Augmented Reality Games to teach Histories‘, Karen Schrier affirme que “Mobility and mobile technologies, however, do not necessarily encourage collaboration.’ Ce constat est à nuancer. Certes, une réflexion doit de toute façon être amenée quant à un système de tutorat ou de ‘social learning’. Néanmoins, la géolocalisation peut tout à fait être pensée comme encourageant la collaboration. Par exemple, chez Comptalia, groupe proposant des formations à distance en comptabilité et en finance, le choix de l’outil de géolocalisation est un parti pris assumé :

Autant de pistes donc à explorer si bien évidemment, vous vous êtes au préalable assuré que vos outils et votre plateforme LMS étaient compatibles avec la géolocalisation. Soyez également averti que ce type d’approche pédagogique peut être assez long et couteux à mettre en place…

 

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