Le salon Learning Technologies a été l’occasion pour Noobelearning de rencontrer de jeunes sociétés avec des projets pertinents. C’est le cas de Wooclap. Sur leur site et compte Twitter, le ton est donné :‘Plutôt que de contrer les smartphones, Wooclap les transforme en un outil d’apprentissage exceptionnel.’ Son co-fondateur, Sébastien Lebbe, a accepté de répondre à quelques questions.

Quelle est l’histoire de Wooclap ?

J’ai fait des études d’ingénieur à l’Ecole Polytechnique de Bruxelles. A l’université, mon associé Jonathan Alzetta et moi, nous nous sommes rendu compte que les cours n’étaient pas assez interactifs. On a donc eu l’idée de créer une plateforme qui permettrait à l’enseignant de créer des questions à choix multiples, des questions ouvertes, et des sondages auxquels les apprenants répondent par smartphone et par sms. Cela permet à l’enseignant d’une part de faire des cours plus interactifs, mais d’autre part, de visualiser et de mesurer la compréhension des apprenants. Wooclap a ensuite été développée avec des universités et des formateurs en entreprises.

Aujourd’hui quels sont les clients de Wooclap ?

Les grandes universités, en France l’Université Dauphine, l’ENA, Arts et Métiers ou encore l’université de Versailles et de Strasbourg. On a également de grands comptes comme KPMG, Total, et des ministères comme celui de l’Intérieur et des Finances.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?

Au début, je dirais que la difficulté ça a été de prouver que les smartphones pouvaient avoir un réel intérêt pédagogique. Des cas d’utilisations ont été diffusés par les universités et les grands comptes et ont montré que Wooclap permettait une meilleure mémorisation et une meilleure compréhension des étudiants sur le court et long terme. L’utilisation des smartphones peut avoir un impact bénéfique s’ils sont bien utilisés.

Quels sont les retours, autant ceux des enseignants que ceux des étudiants ?

Les retours sont excellents, puisque grâce à nous, ils ont des taux de complétion de 100 %, et les étudiants disent que les cours sont beaucoup plus amusants avec Wooclap. En fait, on observe une réelle tendance : les enseignants sont en train de changer la manière de donner des cours. Plutôt que de donner des cours d’une façon traditionnelle, à savoir, de la théorie pendant 2H, ils proposent maintenant aux étudiants de venir préparer en cours puis faire de la pratique avec Wooclap. De cette façon, ils observent un meilleur taux de participation et de présence en cours.

Quels sont vos projets pour 2018 ?

Principalement continuer à développer de nouvelles fonctionnalités, d’ améliorer la plateforme, et de la développer à l’international encore plus rapidement. Actuellement, Wooclap est déjà utilisé dans une centaine de pays, mais c’est en Europe que le développement est le plus important, avec de plus en plus d’entreprises ou d’universités qui déploient Wooclap à très grande échelle. C’est le cas par exemple de l’université Catholique de Louvain dont près de 400 enseignants utilisent Wooclap pour dynamiser leurs cours.

Y a-t-il des disparités d’attente et d’utilisation entre les différents pays européens ?

Il est certain que l’on n’enseigne pas de la même façon en Angleterre qu’en France, et que les universités n’ont pas les mêmes budgets… Après nous avons des fonctionnalités qui permettent d’utiliser Wooclap en petits groupes, qui sont peut être plus utilisées en Angleterre qu’en France même si l’écart se ressert.