Le salon Learning Technologies 2018 a été l’occasion pour Noobelearning de rencontrer les acteurs du digital learning. XOS s’est distingué en animant la conférence « Neuropédagogie : un nouveau concept pour des formations enfin efficaces ». Son fondateur, Guillaume Coppin, a accepté de répondre à quelques questions.

Pouvez-vous présenter la société en quelques mots ?

En quelques mots, notre métier à XOS consiste à accompagner les entreprises dans leur transformation digitale en créant des cours eLearning sur mesure et nous mettons à la disposition de nos clients des cours sur catalogue. On se concentre sur la neuropédagogie, tous nos contenus sont travaillés par rapport aux découvertes dans les neurosciences et sont pensés pour être plus efficaces par rapport aux cerveaux des apprenants .

Concernant la neuropédagogie, ou le neurolearning (puisque les 2 termes existent) est-ce que l’on peut considérer ça comme une science nouvelle ?

Personnellement non, je ne la considère pas comme une science nouvelle ; l’appellation est certes nouvelle, et il y a depuis peu une prise de conscience du marché du eLearning, mais cela fait depuis les années 70 que des études sont réalisées dans le secteur des sciences cognitives et depuis les années 90 pour les neurosciences. Cela fait donc plus de 20 ans qu’on a énormément d’évolutions dans le domaine. On en parle maintenant parce qu’il y a une prise de conscience, mais à titre personnel, cela fait des années que je m’intéresse à ce sujet-là.

Pour les sociétés, quels sont les éléments mis en place ?

Nous avons découpé des briques en formats pédagogiques, de manière à les agencer pour répondre aux besoins de n’importe quel type de formation. Chacune de nos briques a été travaillée par rapport aux découvertes de neurosciences. Par exemple, lorsque l’on fait des vidéos pédagogiques, l’expert d’entreprise qui intervient pour donner des retours d’expériences, sera toujours à la gauche de l’écran alors que la zone de texte et les visuels seront positionnés sur la droite. Cela répond à la manière de décoder de nos cerveaux. On a une vingtaine de techniques de ce type-là dans nos contenus.

Est-ce qu’il y a des découvertes qui peuvent étonner le commun des mortels ?

Oui, tout à fait. On a par exemple des activités au sein d’un cours eLearning où l’apprenant va devoir prendre une feuille blanche et un crayon. On intègre donc une phase physique d’écriture dans le contenu parce qu’elle renforce l’ancrage mémoriel de ce qui a été vu juste avant.

Aujourd’hui quels sont les clients principaux ?

Alors, nos clients sont principalement des grands groupes tels que la Société Générale, le Campus Veolia ou encore Spie ou la SNCF. Nous avons beaucoup de projets en cours avec les entreprises du CAC 40.

Question de la fin : que projetez-vous pour 2018 ?

De la croissance surtout puisque l’on a énormément de demandes ! Donc plutôt de très bonnes nouvelles !