La dernière session de ‘La journée de la femme digitale’ qui s’est tenue le 17 avril dernier, a mis en valeur que 92 % des femmes intrapreneures souhaiteraient pouvoir suivre des formations ou bénéficier de coaching mais que pour 66 % d’entre elles, ce type d’accompagnement n’est pas proposé dans leur entreprise. Le coaching, s’il est bien connu aux Etats-Unis ne s’est pas encore totalement démocratisé dans l’hexagone. Colombe Mandula, co-fondatrice de Simundia, société de coaching professionnel classée parmi les 100 meilleures start up selon Challenges, a accepté de répondre à quelques questions.

 

Quelle est l’histoire de Simundia ?

Simundia est une startup initiée en juin 2016. Nous aidons les managers d’entreprises à développer leurs soft skills (donner du feedback, gérer son temps etc.) et à faire face aux problématiques qu’ils peuvent rencontrer. Pour cela, nous proposons du coaching sur un format court à distance et des outils de sensibilisation aux thématiques que nous traitons (contenu, webinars etc.). Nous cherchons à démocratiser le coaching, et à le rendre accessible à un maximum de bénéficiaires dans les entreprises. Aujourd’hui en moyenne moins de 1% des managers ont accès à du coaching et ce sont généralement les tops managers.

Nous sommes trois associés, Grégoire Schiller, Vincent Simon et moi-même. Nous avions observé pendant nos parcours respectifs que dans les entreprises ce n’est pas toujours simple d’aller voir les RH pour leur demander de l’aide. C’est ce que j’avais constaté en étant moi-même RH dans un cabinet de conseil, les consultants abordaient certaines difficultés liées à une prise de poste à la gestion du temps ou à un conflit souvent trop tardivement car ils avaient peur de compromettre leur carrière.

Aujourd’hui quels sont les principaux clients ?

Nous avons des clients entreprises de plus en plus nombreux, composés de cabinets de conseil (Roland Berger, MK Conseil etc.), ETI (Rolex, Direct Energie etc.), et de grands groupes (Crédit Mutuel, GAN etc.) D’une façon générale, les thématiques de management et soft-skills intéressent des structures variées que ce soit en terme de taille ou de secteur!

Comment peut-on mettre un coaching efficace sur le court terme ?

Nous avons développé ce format de spot coaching main dans la main avec des coachs pour garantir qu’il soit conforme à la fois en terme de déontologie et d’efficacité avec ce que nous voulions.

Notre solution permet d’impacter une thématique opérationnelle précise de façon extrêmement réactive.

Notre objectif est d’être “impactant” et de permettre aux structures de mesurer l’apport des coaching pour leurs collaborateurs.

Pour être le plus impactant possible nous avons procédé à une phase de  “matching” qui permet à nos bénéficiaires d’être mis en relation avec le meilleur coach possible en terme d’expertise, de connaissance de leurs secteurs d’activité, de personnalité et de disponibilités horaires. Pour cela, la personne doit renseigner un questionnaire puis elle a un entretien d’orientation avec un expert pendant environ 45 minutes.

Le coach a ensuite accès aux différentes informations qui lui permettent de rentrer rapidement dans le vif du sujet et d’accompagner la personne par rapport à la problématique identifiée comme prioritaire pour être le plus efficace possible.

Le coach va également donner des exercices à la personne entre chaque séance et définir à la fin des séances les prochaines étapes pour le bénéficiaire pour qu’il puisse s’améliorer en continu.

Sur quels critères sont choisis les coachs ?

Le choix des coachs avec lesquels nous travaillons est crucial. Chez Simundia, nous avons mis en place un processus de sélection fondé sur 5 critères : la formation au métier de coach, l’accréditation au coaching, l’expérience en tant que coach et la supervision et l’expérience antérieur au métier de coach (significative en terme de management ou de RH).

Nous nous assurons également de leur capacités d’écoute et d’adaptation, ainsi que leur appétence au spot coaching et à la visioconférence lors d’un entretien. Enfin, en dernière étape, chaque coach est également interviewé par Catherine Snyers, vice présidente de la société française de coaching, qui évalue également leur posture en tant que coach, leurs outils, leur capacité à réaliser un coaching sur un format court et à distance.

Qu’attendez-vous de 2018 ? Que peut-on vous souhaiter ?

Pour 2018, on souhaite continuer sur notre lancée: nous développer commercialement et  attirer les meilleurs coachs. On souhaiterait également lever des fonds.