D’une façon tout à fait naturelle, vous avez peut-être passé votre mois d’août les pieds en éventail, à vous demander à quel moment déjà il fallait aller récupérer le mini-vous au club Mickey. Soit. Ce qui ne signifie pas que le monde du digital learning a cessé de tourner. La preuve par trois.

1. Australie : Les universités doivent améliorer leur offre en digital learning

Les universités australiennes doivent améliorer le choix proposé aux étudiants en terme de elearning. En effet, le elearning proposé par celles-ci est surtout sous la forme de vidéos de conférenciers. La vice rectrice de l’Université de technologie de Sydney affirme que cela ‘doit changer, il existe des manières bien plus intéressantes d’apprendre.’ Le risque étant de voir déserter les étudiants qui ne seraient plus convaincus par le rapport qualité/prix de l’offre elearning. Robert Overend, partenaire du cabinet d’audit Deloitte dans le domaine de la stratégie numérique et de l’innovation, a déclaré qu’il était important pour les établissements d’enseignement supérieur de mettre en oeuvre des stratégies visant à maintenir les relations avec les étudiants plus longtemps et à les aider. Ce constat trouve d’ailleurs un écho avec les attentes des étudiants qui souhaiteraient assister aux conférences et interagir avec d’autres enseignants et étudiants. Néanmoins cette volonté d’innovation se heurte à une certaine résistance. M. Overend affirme que : “Nous parlons à des personnes souhaitant soutenir les nouvelles technologies mais qui doivent faire face à des défis culturels”. A cela s’ajoute un autre problème, relevé par le professeur Gregor Kennedy de l’Université de Melbourne, qui déplore que cet accès aux nouvelles technologies n’est pas forcément possible pour les petites universités et les universités très spécialisées.

Voir l’article original en anglais : ‘Universities must lift their game on digital learning

 

2. Espagne : Un rapport d’ OBS Business School révèle les principaux défis que devra prochainement relever le secteur du elearning

Un rapport que l’on doit à deux chercheurs de l’OBS Business School, Eulalia Torras et Andreu Bellot, vient mettre en lumière quelques chiffres significatifs ainsi que les défis que le secteur du elearning va devoir affronter. Ce rapport indique que le nombre d’étudiants décidant d’opter pour un programme elearning ou blended learning est supérieur à 6 millions, et ce, juste aux Etats-Unis. Outre les étudiants, les responsables d’entreprises ont également noté une augmentation de la demande pouvant atteindre 74 %.  Quelles sont les raisons qui motivent ces chiffres ? Le rapport explique que sont appréciées  la possibilité d’avoir un objectif de travail clair (pour 72 % des étudiants interrogés), et la possibilité de changer de domaine ou de secteur professionnel sans pour autant abandonner sa place. Ce rapport révèle surtout que cette méthodologie tend à réduire le taux d’échec et de chômage, notamment chez les cadres. De plus, le elearning permet une meilleure égalité d’accès à la connaissance entre pays aux PIB différents, et permet également aux professionnels de mettre à jour leurs connaissances dans leur domaine d’expertise. A priori, les principaux défis auxquels devra répondre le secteur du elearning seront la démocratisation de la réalité virtuelle et augmentée, des assistants vocaux, du social learning et du développement des soft skills.

Voir l’article original en espagnol : Se dispara el número de estudiantes a través de e-learning 

 

3.  Royaume-Uni : Le Brexit pousse à l’apprentissage sur mobile d’une nouvelle langue

Dans les jours qui ont précédé le déclenchement de l’article 5O relatif au Brexit, certains britanniques ont décidé de protester d’une façon assez singulière : en apprenant une nouvelle langue ; faisant ainsi les affaires de l’application d’apprentissage de langues Duolingo. La société forte de ses 300 millions d’utilisateurs, a en effet constaté une augmentation de 24 % chez les ressortissants britanniques. Et si d’habitude son directeur Luis von Ahn a du mal à expliquer les pics d’inscription, cette fois l’explication est très nette, puisque cette augmentation était très localisée. De plus, les messages sur Twitter se sont multipliés. Un certain Motodraconis a par exemple écrit : ‘ Même si je suis un ressortissant britannique (travaillant au Royaume Uni) je me prépare à perdre mon emploi à cause du Brexit… Je me suis inscrit sur Duolingo un mois après le vote, car le meilleur moyen pour moi de continuer mes recherches serait de partir soit en Allemagne, soit en Autriche (qui sont dans mon secteur des pays à la pointe). Je me suis vraiment lancé en allemand sur Duolingo, atteignant le niveau 25 en 5 mois.’

Voir l’article original en anglais : Brexit prompts surge in Brits signing up to learn languages online