‘Augmenter la visibilité du contenu grâce à un univers graphique cohérent’ et ‘Renforcer l’impact pédagogique par un visuel adapté’. Voilà les thématiques qui ont été présentées par la société Lyadis (agence de création digitale, eLearning, motion design et d’ingénierie pédagogique) lors du dernier salon SRH eLearning qui s’est tenu les 19 et 20 novembre derniers à Lyon (pour rappel, Noobelearning avait interviewé l’an dernier son commissaire général, Régis de Cerval). Récap’ .

 

Il est vrai que dans les premiers temps, le graphisme n’était pas la priorité pour les modules de formation à distance. Heureusement, la donne a changé. Chez Lyadis, le graphisme, l’univers visuel est la première porte d’entrée dans l’eLearning. Chaque personne, chaque environnement  a son propre univers graphique. Mais concrètement, que regroupe le terme ‘Graphisme’ ?

 

Plusieurs éléments :

les couleurs. Attention néanmoins de bien s’interroger au préalable sur la signification de certaines couleurs. Par exemple, le rouge est la couleur du ‘stop’, de l’échec. Ce n’est donc pas forcément une bonne idée de choisir cette couleur pour un titre. Autre exemple, se méfier du bleu qui peut faire penser au fameux bleu des débuts d’Internet. On évitera également dans la mesure du possible de mettre trop de couleurs,  ( trois est un bon chiffre), de façon à garder une certaine cohérence visuelle.

Exemple de ce qui est à éviter : le rouge au titre, le bleu pas follement moderne et les illustrations à côté du titre qui n’ont aucune raison d’être.

 

la mise en page : Quel sens de lecture adopter ? Ceux-ci sont multiples mais le principal étant d’en choisir un et de le garder. Pour les sessions en mobile learning, le sens de lecture le plus naturel et le plus répandu est de haut en bas.

Cela étant dit, quel que soit le support de formation choisi, l’interface ne devrait arriver que quand l’apprenant en a réellement besoin. N’oubliez pas non plus de soigner les transitions, afin d’éviter de passer brutalement d’un grain à l’autre.

 

la typographie : une police Arial par exemple n’aura pas beaucoup d’impact, car n’ayant pas une grande signification. Une police imitant l’écriture manuscrite renvoie quant à elle à quelque chose d’enfantin. Et tant qu’on aborde la question du texte, évitez dans la mesure du possible, les paragraphes. Dans certains cas, ce texte peut être représenté visuellement, pourquoi pas en animation ? Autre conseil ; avec le texte qui vous reste, n’oubliez pas de bien hiérarchiser les informations.

 

les médias utilisés : Cela va de la photographie, à la 3D, au Flat Design (les représentations en 2D), à la Vidéo interactive, l’animation … Chaque media a ses spécificités et ses avantages qu’il faut considérer. La 3D notamment, permet de tourner autour d’un élément et de proposer plusieurs exercices. L’animation est intéressante afin de rendre vivant un module. Par contre, méfiez-vous des animations qui se lancent automatiquement. Le Flat Design, pour faire passer un message d’une façon simple peut être un choix pertinent.

Il peut être intéressant d’utiliser un maximum de médias, afin que l’apprenant soit acteur de sa formation. L’idée étant de faire en sorte qu’un apprenant ne se sente jamais bloqué dans un média ou un module.

 

Mais au delà de ces éléments, s’il est deux conseils à retenir ce serait :

  • pas d’élément graphique inutile ! Tout élément graphique doit avoir une explication, une raison d’être, sinon cela s’apparente à de l’habillage et cela va alourdir et rendre illisible votre module.
  • avoir de l’empathie pour l’apprenant : c’est après tout la personne qu’il faut chercher à séduire. Pensez donc à son confort ( rendre l’ensemble aéré, en faisant en sorte que les éléments graphiques ne se gênent pas mutuellement).